LE MARCHÉ DE L’EMPLOI EN GUADELOUPE EN 2021


11 janvier 2022

Demandeurs d’emploi, à quoi correspondent les différentes catégories ?
Tout nouveau demandeur d’emploi se voit attribuer une catégorie, A, B, C, D ou E en fonction de sa disponibilité en tant que demandeur d’emploi. Ainsi, les catégories permettent de distinguer :

Les demandeurs d’emploi de catégorie A, sont sans emploi et sont tenus d’être en recherche active d’emploi, quel que soit le type de contrat proposé, CDI, CDD, temps plein ou partiel, temporaire ou saisonnier.
Les demandeurs d’emploi de catégorie B, correspondent aux personnes ayant travaillé moins de 78 heures par mois et doivent faire montre d’une recherche active d’emploi.
Les demandeurs d’emploi de catégorie C, sont les personnes ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures par mois et se doivent d’être en recherche positive d’emploi.
Les demandeurs d’emploi de catégorie D, sont les personnes sans emploi, mais pour des raisons diverses (maladie, en formation bien que demandeurs d’emploi, en stage…). Ces personnes ne sont pas tenues d’être en recherche active d’un emploi, car elles sont considérées comme non disponibles.
Les demandeurs d’emploi de catégorie E, cette dernière catégorie correspond aux personnes ayant déjà un emploi, mais toutefois inscrites comme étant à la recherche d’un emploi. Les demandeurs d’emploi de cette catégorie ne sont pas tenus d’être en recherche active d’un emploi.
 

L’évolution du marché de l’emploi en Guadeloupe entre 2015 et 2019
Si l’on considère le ratio du nombre de personnes en recherche d’un emploi, il faut bien sûr prendre en compte le nombre de personnes réellement actives. Car entre la moyenne d’âge vieillissante de l’île, les émigrés de plus en plus nombreux, souvent poussés par la volonté de trouver un emploi, voir un premier emploi à l’extérieur de l’île, et ceci entrainant cela, la population active ne cesse de diminuer depuis 2015, baisse qui touche principalement les femmes. Fin 2019, avec 30.900 personnes au chômage, la Guadeloupe présentait un taux (bien que quasi stable avec 22% fin 2018) de 21% de la population active, soit 2,6 fois plus qu’en France métropolitaine et 6% de plus qu’en Martinique. Ces chiffres déjà assez édifiants, ne prennent pas en comptent deux catégories qui gravitent dangereusement autour des demandeurs d’emploi recensés à savoir les 14.100 personnes étant en sous-emploi et représentant 14% des actifs (contre 5% en France métropolitaine), ou encore les personnes évoluant dans le halo autour du chômage, et correspondant à des personnes non demandeurs d’emploi, donc non-inscrits dans les rangs de pôle emploi, âgés entre 15 et 64 ans, et représentant en 2019 pas moins de 25.200 personnes, ce nombre incluant des personnes qui ne sont pas en recherche active d’emploi, mais qui affirment être disponibles si un travail venait à se proposer à elles.

 

Le marché de l’emploi en Guadeloupe durant la crise sanitaire
C’est dans ce contexte tendu de crise sanitaire d’un marché de l’emploi ou la plupart des indicateurs étaient au vert, sinon stables, que la crise sanitaire est apparue. Durant l’année 2020, de nombreuses sociétés ont dû avoir recours au chômage partiel, et que ce soit en Guadeloupe, en Martinique ou en France métropolitaine, les catégories professionnelles les plus touchées ont été les restaurateurs, organisateurs d’évènements ainsi que toute la branche gravitant autour du monde du tourisme. Inutile donc de dire que la Guadeloupe a été particulièrement impactée. Fin 2020, le nombre de personnes en recherche d’un emploi dans l’archipel était en augmentation de 1,5 point pour les catégories A, B, et C. La tendance était pourtant positive avec un recul léger des demandeurs d’emploi sur 2019 comparé à 2018. Oui, l’année 2020 a été particulièrement difficile, et la crise sanitaire y est pour grande part responsable. Selon la Deets (Direction de l’économie, de l’emploi et des solidarités), les moins de 35 ans seraient les plus touchés, et les diplômés supérieurs ont également souffert de la situation. Au-delà de ces chiffres, les plus de 50 ans représentaient à eux seuls un tiers des demandeurs d’emploi.

 

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