Fêtes de fin d’année : Un employeur peut-il obliger ses salariés à travailler ?


16 décembre 2019

EMPLOI Jour férié ne signifie pas forcément jour chômé, et c’est particulièrement vrai pour certaines périodes de l’année, comme à Noël et au jour de l’An. Sauf disposition contraire de la part d’une convention collective, un employeur peut obliger un salarié à travailler ces jours-là

À l’heure où la plupart des travailleurs ont déjà posé leurs congés de fin d’année, des salariés peuvent se demander à quelle sauce ils vont être mangés. Dans certains secteurs, comme le commerce, la restauration ou encore les services médicaux, il est souvent compliqué de chômer les jours fériés, en particulier ceux de Noël et du jour de l’An.

Hélas, pour ceux qui ont encore espoir de pouvoir refuser de travailler le 25 décembre ou le 1er janvier, mauvaise nouvelle, la législation française n’impose qu’un seul jour férié obligatoirement chômé : le 1er mai (sauf rares exceptions). Il faut alors se tourner vers les conventions collectives pour avoir le fin mot de l’histoire.

Que dit la loi ?

Pour connaître les jours fériés en France, il faut ouvrir le Code du travail et chercher l’article L3133-1. Celui-ci liste onze jours fériés légaux, dont le 25 décembre et le 1er janvier. Hormis le 1er mai, jour de la fête du Travail, ils ne sont pas obligatoirement chômés (sauf pour les habitants d'Alsace et de Moselle). En effet, il n’existe aucune disposition légale prévoyant que ces jours fériés sont non travaillés tout en étant payés. En ce qui concerne la loi, un employeur est donc tout à fait en droit de demander à son employé d’être sur le pont le jour de Noël ou le premier de l’année.

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