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Lettre de démission : des exemples pour toutes les situations




Cette fois ça y est, vous avez décidé de démissionner ! Il faut maintenant en informer votre employeur en bonne et due forme. À qui s’adresser ? Quels éléments indiquer ? Et que faire de la période de préavis ? Suivez notre tutoriel pour une lettre de démission réussie en toutes circonstances.

Faire court… sauf s’il y a conflit

Comme tous les documents de ce type, une lettre de démission doit comporter un en-tête avec votre nom, vos coordonnées, le destinataire, le lieu, la date et l’objet. Dans le corps du texte, « il faut faire concis, recommande Émilie Trappler, senior manager chez Hays. Il n’est pas nécessaire de motiver la raison de votre départ mais seulement de rappeler votre statut dans l’entreprise, la date de votre arrivée et d’annoncer la date de votre départ en tenant compte du préavis. »

Exemple :

« Je vous informe par la présente de mon intention de quitter le poste de (intitulé du poste) que j’occupe dans l’entreprise X depuis le (date d’entrée dans l’entreprise). Comme convenu dans mon contrat de travail (ou imposé par la loi ou la convention collective), je respecterai un préavis de X mois. La fin effective de mon contrat est donc à prévoir pour le (date de départ de l’entreprise).

L’avocat spécialiste du droit du travail Benoît Sevillia conseille tout de même à un salarié en situation de conflit avec son employeur de « faire état des raisons de sa démission dans la lettre », en restant le plus possible factuel dans ses justifications : harcèlement moral, salaires impayés, etc. Pourquoi ? « Car en cas de remise en cause de la démission aux Prud’hommes, l’avocat du salarié aura du mal à le défendre si le grief n’est pas indiqué par écrit dans la lettre de démission. »

Gare à la clause de non-concurrence !


La fameuse clause de non-concurrence peut, comme le rappelle Benoît Sevillia, « constituer une rémunération complémentaire non négligeable », jusqu’à 25 % du salaire brut. Concrètement, un employé démissionnant d’une entreprise perçoit cette somme à son départ s’il ne rejoint pas une entreprise du même secteur d’activité. « Par souci de clarté, un salarié qui souhaite lever cette clause doit le notifier impérativement dans la lettre de démission », recommande Benoît Sevillia.

Exemple :

« J’informe les parties concernées que selon les conditions actées dans mon contrat de travail, je décide de ne pas retenir les droits prévus concernant la clause de non-concurrence. »

Un préavis, ça se négocie

« La durée d’un préavis est fixée par la loi et peut varier en fonction du poste occupé, de la convention collective ou d’un accord de branche », note Émilie Trappler. D’une manière générale, la durée est comprise entre 1 et 3 mois pour un salarié non cadre et de 3 à 6 mois pour un cadre (avec une variation dépendant de l’ancienneté dans l’entreprise). Le raccourcissement du préavis peut se négocier avec l’entreprise, avec un taux de réussite « au cas par cas, en fonction des relations plus ou moins cordiales entre l’employé et ses supérieurs », juge Émilie Trappler. « L’employeur ne doit pas se sentir trahi, complète Benoît Sevillia. S’il apprend que la demande de réduction de préavis est pour prendre un poste chez un concurrent, il peut rechigner à accepter. » Enfin, la démission sans aucun préavis ne peut s’obtenir qu’en cas de manquement grave à une clause du contrat de travail, par exemple des salaires impayés.

Exemple :

Par dérogation aux dispositions de l’article (n° de l’article) de mon contrat de travail (ou de la convention collective), je vous remercie de bien vouloir écourter le préavis de (durée en mois effectifs) en (durée en mois souhaitée) afin que mon départ devienne effectif le (date).

Accusé de réception ou main propre : deux options

Une fois la lettre rédigée, à qui l’adresser ? « Au responsable des ressources humaines de l’entreprise », indique Benoît Sevillia. Évidemment l’interlocuteur peut varier en fonction de la taille et de l’organigramme de la société. Il peut s’agir directement du directeur général, du gérant ou du directeur des ressources humaines. L’envoi d’une lettre de démission peut alors se faire par deux biais, précise Émilie Trappler : « la lettre recommandée avec accusé de réception, en conservant une copie, ou en main propre, en n’oubliant pas de demander une attestation de remise en main propre. » Dès réception de la lettre, la démission prend acte. Vaut-il mieux privilégier une option par rapport à l’autre ? « Pas forcément, estime Émilie Trappler. Dans les deux cas, il y aura à un moment ou à un autre un face à face avec le supérieur hiérarchique pour une justification par oral de la démission. »


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