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CV : les mots qui ne servent à rien




Le CV parfait n’existe pas. Néanmoins, certaines erreurs basiques peuvent être évitées. Parmi elles, les mots fourre-tout, expressions vagues et formulations copiées-collées. Trois recruteurs pointent du doigt les indésirables qu’on retrouve trop souvent et identifient pour Keljob les tournures qui font tilt à la lecture d’une candidature.

Des ambitions qui n’en sont pas

« "Mettre mes compétences au service de votre organisation" est un grand classique qui a la vie dure ; cela reste trop généraliste et c’est souvent un copié-collé qui ne reprend ni les spécificités de l’offre d’emploi, ni celles de l’entreprise », note David Gallot, senior manager chez Walters People. Restez concis. Et si vous séchez sur vos objectifs professionnels, amorcez directement votre CV avec le déroulé de vos expériences.

CV : les mots qu ne servent à rien"Il est essentiel de contextualiser son parcours car un CV doit raconter une histoire professionnelle."

Un titre qui manque d’expertise

Les recruteurs affectionnent les titres de CV qui leur permettent de savoir tout de suite à qui ils ont affaire. Mails les intitulés de métier qui ne donnent aucune information sur vos compétences techniques sont à proscrire. « Un titre tel que "Aide-comptable avec 15 années d’expérience" ne reflète aucunement les acquis du candidat, commente David Gallot. En revanche, en indiquant "Comptable général, maîtrise de SAP, US GAAP, anglais avancé", le candidat démontre qu’il a compris les enjeux du poste. » Le titre doit donc être synthétique et résumer vos aptitudes. En mentionnant que vos compétences ont été actualisées, vous marquerez également des points : « "SAP key user" signifie que le candidat sait paramétrer le logiciel et qu’il peut en assurer la formation, même chose avec "Excel + VBA" qui sous-entend qu’il connaît le langage de programmation d’Excel », complète David Gallot.

Des phrases trop vagues

"Exploiter un système d’information", "déployer un logiciel", "manager une équipe" sont des formules creuses qui manquent de précisions. « Il faut expliquer dans quel environnement on évolue, la place occupée au sein de l’équipe : il est essentiel de contextualiser son parcours car un CV doit raconter une histoire professionnelle », rappelle Benjamin Stanislas, cofondateur du cabinet de recrutement Clementine. « Si le candidat travaille dans le marketing, il précise le budget de ses projets ; s’il est commercial, il spécifie le nombre de clients et son chiffre d’affaires ; s’il manage une équipe, il indique le nombre de personnes dirigées », illustre Fatima Haouili, manager Fed Human. Les éléments doivent être quantifiables. « Les résultats, les chiffres sont autant d’éléments qui vont susciter l’attention du recruteur », poursuit-elle.


Des expressions toutes faites et sans saveur

Les candidats usent et abusent de formulations bateau. Pourtant, elles contribuent à plomber un CV à l’instar de : "relever un challenge", "accompagner l’entreprise", "sens du contact", "goût du relationnel" ou encore, "prise en charge". « Ces formules ne veulent pas dire grand-chose et alourdissent un CV puisque l’on attend des candidats qu’ils fassent preuve de précisions », analyse Benjamin Stanislas. De la même manière, « "maîtriser un sujet de A à Z" n’a pas de signification en soi car la maîtrise d’une compétence varie d’une entreprise à l’autre, ajoute David Gallot. Une clôture comptable peut ainsi aller de la saisie de factures jusqu’au cadrage des balances transactionnelles ; il faut donc calibrer ses compétences et les détailler. »


Un abus de mots fourre-tout

De la même manière, surexploiter l’usage de termes tels que "motivation", "participation" ou "mise en place" dans votre CV ne vous fera pas sortir du lot des candidatures. « Ce sont des mots qui seront challengés pendant l’entretien par le recruteur qui voudra vérifier ce qui se cache derrière et le niveau d’implication du candidat », prévient David Gallot. Privilégiez plutôt des mots porteurs de sens et de réalisations, à l’instar de "réduction", "augmentation", "consolidation", "amélioration"… assortis d’informations chiffrées.

Des capacités linguistiques mal évaluées

Vous maîtrisez une langue étrangère, mais savez-vous apprécier vos compétences linguistiques à leur juste valeur ? « En la matière, on fuit les adjectifs "moyen" et ou "correct" qui n’ont pas beaucoup de signification et on proscrit "scolaire" et "débutant" qui signifient en réalité qu’on ne parle pas la langue. En fin de compte, il n’y a que trois niveaux possibles : "opérationnel"/"intermédiaire", "courant" ou "bilingue" », conclut David Gallot.


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