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5 questions classiques en entretien d'embauche… et leurs variantes




Les recruteurs en conviennent : si elles sont variées sur la forme, leurs interrogations tournent souvent en général autour des mêmes sujets plus ou moins sensibles. Voici leurs questions classiques, les différentes formulations … et comment lire parfois entre les lignes. 1 Parlez-moi de vous… Variante : Pourquoi vous et pas un autre ? Ce qu’ils veulent souvent dire : Donnez-moi confiance en vous ! « Les recruteurs commencent parfois par une question générale bien moins anodine qu’elle n’y paraît », prévient Alexandre de Gennaro, auteur du guide Entretien d'embauche, Comment faire la différence ?. Ce recruteur en profite pour décrypter la question et suggérer une première mise en garde. « Il arrive fréquemment que la personne qui a le meilleur CV sur le papier et toutes les compétences requises ne décroche pas le poste à la fin. Souvent, elle n’a pas compris le sens de la question et n’a pas inspiré suffisamment confiance au recruteur. » Parmi les écueils à éviter, ce spécialiste recommande de ne pas dérouler son CV. « Le recruteur a déjà lu votre CV. Lors d’un entretien, il faut lui raconter une autre histoire. Ne rien inventer, mais donner une cohérence à son parcours et ses compétences acquises et expliquer que l’on n’est pas arrivé là par hasard. » "Parce qu’un recrutement coûte cher et qu’une erreur de casting se paie parfois au prix fort, il faut à la fois rassurer et séduire le recruteur en lui montrant que l’on est prêt à s’investir sur la durée." 2 Pourquoi voulez-vous travailler ici ? Variante : Avez-vous d’autres pistes ? Ce qu’il veut souvent dire : Sommes-nous vraiment votre premier choix ? Là aussi, la question appelle une réponse très précise et circonstanciée. « Souvent, et c’est bien normal, des candidats répondent à plusieurs annonces, observe Jean-Yves Arrivé, auteur du guide Les 50 règles d'or de l'entretien d'embauche. Cependant, il faut avoir un minimum révisé avant de se rendre à un entretien. » Parmi les précautions à prendre, il est utile d’avoir relu l’annonce et son descriptif, mais surtout s’être renseigné sur l’activité et l’actualité de l’entreprise. Ce travail sera aussi intéressant si le recruteur demande au candidat s’il a d’autres pistes. « Il ne faut pas mentir car il est aussi valorisant de dire qu’il a d’autres options, poursuit le consultant. Mais si le recruteur lui demande ensuite quelle piste il compte privilégier, il doit aussi pouvoir dire, en toute sincérité, ce qui l’intéresse précisément dans le poste en jeu. » 3 Pourquoi avez-vous quitté votre poste précédent ? Variante : Vous cherchez depuis longtemps ? Ce qu’il veut souvent dire : « Vous êtes fiable, au moins ? » Pour bien connaître les recruteurs, Benoît Montet confirme qu’ils sont parfois victimes de certains préjugés, voire de craintes un peu irrationnelles. « Parfois, un candidat entre deux postes, qui a déjà quitté un employeur, paraîtra suspect, constate le directeur de l’institut Top Employers. Le recruteur peut à la fois s’inquiéter si le candidat est en recherche depuis trop longtemps ou encore s’interroger sur les raisons de son départ de son poste précédent. » Mais là encore, il suffit devancer son questionnement et de le rassurer. « En fait, un recrutement coûte cher et il est important de montrer que l’on est prêt à s’investir dans un poste. Quand il cherche depuis un moment, un candidat doit juste préciser ce qu’il a fait pendant cette période, s’il a fait une formation ou des missions par exemple, ou expliquer qu’il veut justement trouver un poste qui nous corresponde bien. De même, il ne faut jamais dire du mal de son employeur précédent. Si on est parti fâché, il vaut mieux insister sur la fin d’un cycle et l’envie de relever un nouveau défi. » 4 Où vous voyez-vous dans cinq ans ? Variante : Êtes-vous prêt à prendre des responsabilités chez nous ? Ce qu’il veut souvent dire : À quel point êtes-vous prêt à vous investir ? Cette interrogation, dans le prolongement de la précédente, permet à un recruteur de se projeter avec un candidat. « Parce qu’un recrutement coûte cher et qu’une erreur de casting se paie parfois au prix fort dans une entreprise, il faut à la fois rassurer et séduire le recruteur en lui montrant que l’on est prêt à s’investir sur la durée », analyse Alexandre de Gennaro. Parmi les arguments porteurs, il est intéressant, sans donner l’impression de griller les étapes, de dire que l’on est prêt à monter en compétences et à évoluer. « Un candidat peut insister sur le fait qu’il aime des challenges et qu’il est prêt à accompagner l’entreprise dans ses futurs projets par exemple… » 5 Avez-vous des enfants ? Variante : Votre conjoint travaille dans quel domaine ? Ce qu’il veut souvent dire : Et vous ferez comment si un jour il faut travailler tard ? Reste enfin la question qui fâche (les femmes en général) et qui est rarement posée de façon frontale. « Sur un ton badin, certaines questions peuvent empiéter sur la vie privée », reconnaît Marianne Perrette, consultante chez Coaching2Vie. Même si les recruteurs sont devenus vigilants sur ces questions, certaines interrogations peuvent trahir des inquiétudes. « Parfois, ce sont juste des opérationnels qui n’ont pas forcément l’habitude de l’exercice. Plutôt que de se braquer et de leur dire que leur question est à la limite de la légalité, on peut surtout les répondre que l’on n’a aucun problème d’organisation. Ou, avec humour, que les enfants ont aussi un père qui s’en occupe très bien. » Et clore le sujet, surtout…


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