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Que faire 5 minutes avant un entretien d'embauche ?




Qu’il est tentant, en attendant pour un entretien d’embauche, de se plonger dans son Smartphone pour tuer le stress ou se donner une contenance. Or, il y a peut-être plus intéressant et utile à faire. Car, oui, le candidat peut augmenter ses chances d’être choisi… dès la salle d’attente. Dire bonjour (et merci) aux personnes à la réception et aux assistants « Les petites portes ouvrent parfois les grandes », plaisante Benjamin Fabre. Tout est dit dans le titre de son ouvrage, Comment devenir un parfait fayot au bureau. Conseil de l’auteur pour l’occasion : mettre les secrétaires et assistants de son côté. « En arrivant à un rendez-vous, il faut commencer par engager un rapport un peu personnel avec la personne à la réception. Un candidat peut lui confier son stress par exemple et glaner quelques informations sur le tempérament de son interlocuteur. » L’idée est de ne pas négliger le pouvoir d’influence de ce premier interlocuteur, peut-être limité, mais réel. Et, évidemment, de manifester une courtoisie irréprochable avec lui avant et après l’entretien. « Il dira même peut-être un mot sur vous après votre entretien. » Et autant qu’il soit positif. Essayer de se détendre Après cette première étape pas question de se contenter d’attendre dans la salle d’attente. « Un entretien réussi tient au niveau de stress du candidat », prévient Olivier Bettach, spécialiste en sciences du comportement. Pour l’auteur du guide Voilà ce que j'aurais dû dire !, la peur d’échouer est en grande partie responsable des hésitations ou réponses décevantes des candidats. « Une façon d’y remédier est de profiter de la salle d’attente pour lâcher prise. Un exercice de respiration particulièrement simple et efficace consiste à inspirer lentement par le nez, à bloquer l’air pendant cinq se secondes, puis à l’expirer lentement par la bouche jusqu'à vider complètement ses poumons. » Posologie : autant de fois que nécessaire. « C’est un petit exercice de relaxation très discret et efficace bien meilleur pour se préparer que de se plonger dans son Smartphone. » Guetter le recruteur dans le couloir Et il y a d’autres bonnes raisons de ne pas tuer le temps les yeux rivés sur son téléphone. Pour Catherine Rebatel, un candidat ne doit pas se comporter comme un patient dans une salle d’attente mais mesurer l’enjeu… et garder la tête haute. « Il y a un truc très simple, que peu de candidats utilisent, qui consiste à se chercher une photo du recruteur qui vous reçoit, témoigne la directrice de filière au CFA au pôle Léonard de Vinci. Le candidat aura d’emblée une posture plus professionnelle. » Mais cela suppose de rester alerte à ce qui se passe autour. « Dès qu’il reconnaîtra son interlocuteur, il pourra se lever et aller vers lui de façon plus assertive et chaleureuse. » S’imprégner des lieux « Trop souvent, les candidats ne préparent pas assez l'entretien de recrutement alors qu’ils ont beaucoup d’indices à disposition », déplore Catherine Rebatel. Si une partie de cette préparation doit avoir été réalisée en amont, il n’est jamais trop tard pour bien ou mieux faire. Un magazine d’entreprise traîne sur la table basse ? Feuilletez-le pour glaner quelques informations complémentaires sur la culture d’entreprise. « Le candidat trouvera peut-être une tribune écrite par le recruteur ou des informations supplémentaires sur les valeurs chères à l’entreprise et qui feront mouche en entretien. » De même, il est intéressant d’observer, voire de discuter avec des collaborateurs dans les couloirs, ne serait-ce que pour s’imprégner de l’ambiance générale des lieux par exemple. « Le candidat sera toujours mieux perçu si le recruteur sent qu’il montre des signes d’intégration. » Répéter son pitch En fonction de ces informations, la salle d’attente peut être le lieu d’une ultime répétition mentale de son pitch avec les éléments de langage les plus percutants. À la question "Pourquoi voulez-vous travailler ici ?", le candidat répondra alors de façon plus détendue et pertinente. « On peut aussi relire l’annonce une dernière fois », recommande Marjorie Di Placido, responsable du cabinet Human’ITY. On y trouvera en effet parfois quelques indices sur les attentes du recruteur, dans les mots employés, que l’on n’aura pas forcément perçus à la première lecture. « Chaque mot est souvent pesé et il peut être utile d’en réintégrer subtilement certains dans son pitch. » Enfin, une fois que l’on a une vision claire du recruteur, de ses attentes et limité autant que possible son niveau de stress, Olivier Bettach suggère un ultime conseil. « Cela peut paraître évident, mais il faut se rappeler que le recruteur est juste un individu, au même titre que le candidat, et ainsi humaniser la relation qui s’annonce. L’enjeu est de voir l’échange qui s’annonce comme une partie de Tetris davantage qu’une partie d’échecs. Le recruteur n’est pas là pour piéger le candidat mais davantage pour remplir un cahier des charges qu’on lui a fixé. Il s’agira donc juste de voir si le candidat rentre dans un grand nombre de cases, dans l’intérêt des deux parties. » En espérant que tout s’emboîte… Et vous, que faites-vous dans la salle d’attente avant un entretien ? Racontez-nous en commentaires.


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