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Négocier son salaire : les erreurs des jeunes diplômés




Pas facile de parler rémunération lorsqu’on est jeune diplômé. Encore moins lorsqu’il s’agit de négocier un premier salaire. Des recruteurs nous révèlent ces maladresses des candidats fraîchement sortis de l’école.

Zapper la préparation sur les prétentions salariales

Comment être sûr de ne pas décrocher ce que vous voulez ? En allant à l’entretien les mains dans les poches. « Les candidats étudient assez peu leur positionnement salarial, constate Julien Ridé, directeur au sein du cabinet Page Personnel. Ils ne font pas toujours le lien entre les salaires pratiqués sur le marché et leur valeur, à savoir leur formation, leurs stages, leurs qualités professionnelles ainsi que leurs attentes. » Résultat : les jeunes diplômés ne savent pas quoi répondre lorsque la question de leurs prétentions est abordée. « Ce n’est pas un sujet tabou et cette question fait partie de l’entretien. Il faut donc s’y préparer », rappelle Valérie Sablé, directrice associée chez Robert Half Finance et Comptabilité. Certains cabinets publient tous les ans des études sur les rémunérations. Elles vous donneront une idée claire de la réalité du marché.

Il faut éviter de répondre "l’école m’a dit que je valais tant", mais plutôt réfléchir en amont et se renseigner sur ce qui se pratique vraiment sur le marché.

Se référer aux dires de votre école

Ne croyez pas que vous décrocherez forcément le montant auquel votre école vous a dit que vous pouviez prétendre. « Les jeunes diplômés restent souvent figés sur ce que leur ont dit les anciens ou l’établissement sans prendre en considération les évolutions et tendances du marché », note Julien Ridé. « Il faut éviter de répondre "l’école m’a dit que je valais tant", mais plutôt réfléchir en amont et se renseigner sur ce qui se pratique vraiment sur le marché, d’autant que certaines écoles ont tendance à survendre leurs étudiants et à leur donner une vision éloignée de la réalité », selon Valérie Sablé. Et Julien Ridé d’ajouter : « le candidat est encouragé à faire un diagnostic complet de son profil pour déterminer ce qu’il vaut en se basant notamment sur sa maîtrise des langues, des logiciels, sur la concurrence sur le marché, ceci afin de définir sa valeur ajoutée et de mieux négocier son salaire à l’embauche. »

Ne pas parler la même langue que l’employeur

Assurez-vous que vous êtes sur la même longueur d’ondes avec votre interlocuteur : « les candidats ont tendance à parler de leur rémunération en net et en mensuel alors que recruteurs sont toujours en brut annuel », avertit Julien Ridé. De plus, « les candidats ne savent pas toujours si l’entreprise offre une rémunération sur 12 ou 13 mois donc il est préconisé de parler en brut par an en donnant une fourchette de 10 % », ajoute Valérie Sablé.

Donner un chiffre fixe

Pour ne pas casser la négociation, mieux vaut donc laisser une marge de manœuvre au recruteur. « On ne dit pas "je veux 35 K€ par an" car si l’enveloppe budgétaire pour le poste est comprise entre 28 et 34 K€, cela ferme toute discussion, illustre Mickaël Moyal, directeur général du cabinet MoyalPartners spécialisé dans les jeunes talents. Il est préférable de donner plutôt une fourchette, par exemple entre 34 et 37 K€. »

Aborder la question trop tôt

N’abordez pas le thème du salaire vous-même, laissez plutôt l’initiative à votre interlocuteur. Si vous tenez à le faire, ne l’évoquez pas trop tôt. « L’erreur classique commise par les jeunes diplômés est de poser des questions sur le salaire avant même d’avoir présenté leur parcours ou démontré leur intérêt pour le poste. En faisant cela, ils montrent qu’ils sont uniquement motivés par l’argent », analyse Mickaël Moyal. Soyez patient : si nécessaire, attendez le second entretien pour entamer les négociations.

Se braquer en cas d’échec

« Si la proposition ne convient pas au candidat, il doit rester diplomate et ouvert », recommande Valérie Sablé. Si vous n’avez pas obtenu ce que vous vouliez, gardez en tête qu’un salaire n’est pas uniquement constitué d’un fixe. Les primes, les avantages, le variable, sont autant d’éléments qui participent au salaire et que vous pouvez tenter de décrocher. Outre les traditionnels tickets restaurant, voiture de fonction, téléphone portable et frais de transport, « on peut demander des avantages en nature en fonction du secteur de l’entreprise : chez un constructeur automobile, on peut tenter de négocier un scooter, des repas gratuits dans l’industrie agroalimentaire, des bons d’achat dans une enseigne de biens culturels », liste Michaël Moyal. Vous pouvez aussi essayer d’obtenir une revalorisation salariale à la fin de votre période d’essai : « le candidat aura alors fait ses preuves. Ce sera un levier pour renégocier sa rémunération », conclut Valérie Sablé.


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